Être brancardier et en même temps passionné de trains à Lourdes, c'est une aubaine ! Car l'on peut observer, le temps d'une demie-journée, les coulisses de cet gare pas comme les autres. Au programme, chargement/déchargement des malades dans des TGV, et accueil d'un train de pèlerins belges de Tournai et Namur, le 16 juillet 2016.

Il est 7h du matin, mais l'activité en gare est levée depuis déjà longtemps… Plusieurs TGV pour Amiens, Soissons… sont en place sur les nombreuses voies à quai de cette gare assez spéciale, que l'on pourrait qualifier d'internationale tellement les nationalités des pèlerins et des voyageurs y sont variées.

Dans l'aile réservée à l'activité religieuse (pèlerinages), les fauteuils peu maniables vont bientôt prendre du service, à l'arrivée des bus en provenance des différents lieux de logements des malades et hospitaliers.

Petit à petit, les bus bleus arrivent, se garent, et le « déchargement » peut commencer. Le trajet entre le bus et le train ne dépasse guère les 5 minutes, un temps assez court qui ne permet pas trop de s'attarder avec les personnes transportées, Déjà, un nouveau bus arrive !

Ainsi de suite, jusqu'à l'arrivée du train de pèlerins belges, emmené par la BB 7287 en livrée fantôme. Le train stationne quelques instants sur la voie A, le temps pour notre grise d'aller se garer sur une autre voie. Le chef de gare le répète « Attention, à la manœuvre, veuillez ne pas rester sur les marchepieds s'il vous plaît ». On peut en effet croire que c'est le terminus de notre rame, mais non ! Car une fière danseuse, la « der des der » comme on pourrait dire, ou bien encore la miraculée, vient prendre en charge la rame pour l'emmener sur le tiroir, direction les deux voies à quais hauts.

La BB 8629 emmène la rame sur le tiroir pour la garer sur les deux voies spéciales.

Une fois un bout de la rame sur une des deux voies, les employés procèdent au dételage de cette partie. Direction le tiroir encore une fois, et, ça y est, la seconde partie de la rame belge est elle aussi à quai. La BB 8629 reste toujours attelée, et le déchargement des malades avec qui nous passerons quatre jours peut enfin commencer.

C'est le branle bat de combat : on met en place les plaques pour décharger les fauteuils, les hospitaliers, scouts et bénévoles se tiennent prêt avec les fauteuils pour emmener les malades dans le hall spécial de la gare en attendant les bus… Chacun trouve quelque chose à faire ! L'accent belge résonne et donne un petit air du nord dans cette gare pyrénéenne. La noria des bus jusqu'à St Frai (l'accueil des malades) se fait plus qu'intense, mais laisse quelques petites pauses pour se reposer, ou aller en bout de quai photographier la belle danseuse, tous pantos levés…

Tout le monde sert à quelque chose !

 

La fin de la matinée approche, enfin plutôt de la demi journée puisque le repas fut pris vers les 14h ! Les malades tous repartis à St Frai, la gare se vide peu à peu, rythmée par les passages de TER et d'Intercités, bien que rare sur cette ligne pyrénéenne !

 

Détail d'une voiture belge...

©Ferrovi11, août 2016.

Reportage réalisé le 27 juillet 2016.